Voyage pédagogique des TS-SVT en Normandie

Compte-rendu

Dans le cadre des programmes d’Histoire-Géographie et de SVT de Terminale scientifique, des élèves de quatre classes ont visité le Mémorial de Caen, le cimetière américain de Colleville-sur-Mer, le port du Havre et étudié les terrains géologiques du Briovérien au Jurassique dans la vallée de la Laize.

Dès potron-minet, jeudi 20 octobre, 95 élèves de TS2, TS3, TS4 et TS5 encadrés par leurs professeurs d’Histoire-Géographie, des Sciences de la vie et de la Terre (SVT) et d’un professeur de Physique-Chimie accompagnateur
 [1]
, ont pris la route à bord de deux cars en direction de la Haute et Basse Normandie.

Ces deux jours de voyage [2] ont débuté le jeudi matin par la visite du Mémorial de Caen suivie l’après-midi par des observations et des interprétations de terrains géologiques dans la vallée de la Laize.

Après une nuitée dans une auberge de jeunesse à Bayeux, ce fut le lendemain matin la visite du cimetière américain de Colleville-sur-Mer, pour finir l’après-midi du vendredi par la visite du port du Havre.

 Jeudi 20 octobre

Du Mémorial de Caen ...
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Entrée dans le Mémorial de Caen.
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Hall du Mémorial de caen.

Au Mémorial de Caen, ce fut l’occasion pour les élèves de se remémorer les dangers que la Guerre froide a fait peser sur le monde.

Les élèves se sont appropriés trois espaces du Mémorial :

  • un premier, insistant sur la fin de la Seconde Guerre mondiale et l’entrée dans la Guerre froide,
  • un deuxième dédié à l’opposition des deux blocs pendant la Guerre froide,
  • enfin, un troisième réservé à la ville de Berlin de 1945 à 1989.

Le tout s’est prolongé par la diffusion d’un film dans l’auditorium.

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Les villes détruites à la fin de la Seconde Guerre Mondiale.
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Des objets emblématiques (fixés au plafond) associées à l’opposition de deux blocs pendant la Guerre froide avec entre autre : la Lincoln (bloc de l’Ouest) et la Trabant (bloc de l’Est)
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L’effondrement du mur de Berlin.

A la mi-journée, l’ensemble des participants a pique-niqué sur l’esplanade Eisenhower devant le Mémorial ou dans les jardins situés autour du bâtiment principal sur la façade duquel nous pouvions lire les phrases suivantes :

  • « La douleur m’a brisée la fraternité m’a relevée »
  • « De ma blessure a jailli un fleuve de liberté »
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L’esplanade Eisenhower.
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... à la vallée de la Laize

Après l’histoire récente, les élèves ont été confrontés, sur le terrain, à la reconstitution de l’histoire d’événements géologiques de la région située au sud de Caen, dans la vallée de la Laize.

L’objet de cette demi-journée était d’observer des affleurements, la nature des terrains et leur pendage pour établir dans quel ordre chronologique l’ensemble avait pu se mettre en place.

Trois arrêts avaient été retenus :

  • Arrêt n°1 - Carrière de Laize-la-Ville : la discordance hercynienne.
  • Arrêt n°2 - Carrière de Roche blain : le Précambrien supérieur (Briovérien)
  • Arrêt n°3 - Rocher de Rocreux à Jacob-Mesnil : la discordance cadomienne.
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La carrière de Laize-la-Ville montrant les calcaires cambriens et la discordance des calcaires liasiques (du jurassique)
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La Carrière de Roche Blain montrant le flysch briovérien redressé.
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Les élèves découvrent le flysch briovérien à l’entrée de la carrière de Roche Blain.
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La discordance cadomienne, visible dans le sous-bois à gauche du rocher de Rocreux.

A chaque fois que cela a été possible, un groupe d’élèves a pris des mesures de pendage sur les différents ensembles géologiques rencontrés sur le parcours et ont pu les noter sur les schémas réalisés.

Les élèves se sont également attachés à compléter, au fur et à mesure des arrêts, une coupe géologique schématique sur laquelle devait figurer la disposition des terrains et des traits de couleur indiquant le type de terrain identifié.

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Schéma de la coupe géologique synthétique des trois arrêts - En vert foncé : le flysch briovérien (précambrien) - En vert clair : les terrains du cambrien (poudingue de base et calcaire) - En jaune : calcaire du Lias (jurassique)
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Livret-guide de terrain.



- Télécharger le livret-guide (destiné à l’impression, au format pdf - 3 Mo) avec toutes les informations géologiques des différents arrêts prévisionnels et le travail à effectuer sur le terrain par les élèves (TS4) au cours de l’excursion.

- Télécharger la fiche technique : « Mesurer le pendage d’une strate » (destiné à l’impression, au format pdf - 96,4 Ko). Définition et schémas explicatifs qui permettent de comprendre l’utilisation d’une boussole munie d’un clinomètre.

- Ressources documentaires sur la géologie de la région (à consulter sur le blog dédié à ces deux jours de voyage)

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 Vendredi 21 octobre

Du Normandy American Cemetery and Memorial...

Après une nuit passée à Bayeux, la matinée était dédiée à la mémoire des soldats américains venus libérer la France en juin 1944, avant d’envahir l’Allemagne nazie.

C’est ainsi que les élèves de Bascan se sont rendus sur l’un des 14 lieux de sépulture militaires américains permanents de la Seconde Guerre Mondiale situés en terre étrangère : le Cimetière Américain de Normandie (Normandy American Cemetery and Memorial) situé sur la commune de Colleville-su-Mer.

Ce terrain a été concédé à perpétuité aux Etats-Unis par la France pour en faire un lieu de sépulture permanent exonérés de charges et d’impôts.

Cette visite guidée s’est faite en trois temps avec :

  • le « Visitor Center » : bâtiment musée qui replace l’opération Overlord dans son contexte historique et lui donne tout son sens, tout en rendant hommage aux valeurs et aux sacrifices de la génération des combattants de la Deuxième Guerre Mondiale ;
  • le belvédère extérieur : point de vue offrant une vue panoramique sur Omaha Beach et sur la Manche ;
  • les tombes : une allée centrale divise les dix carrés de tombes où 9 000 soldats américains reposent sous des pierres tombales en marbre blanc de Lasa, alignées avec précision et ornées d’une croix latine, ou d’une étoile de David.
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Le Visitor Center : accueil des élèves par un guide.
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Le belvédère : les élèves font face à la plage d’Omaha Beach.
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Omaha Beach
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Les tombes des soldats américains.
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La chapelle.
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Le mémorial.
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La statue du mémorial.
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La chapelle vue du mémorial.
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... au port du Havre

Après le franchissement du pont de Normandie, deux guides attendaient le groupe de lycéens pour la visite du grand port maritime du Havre.

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Le pont de Normandie.

Quand, en 1517, le roi François 1er décide la création du Havre pour « tenir en sûreté les navires et vaisseaux de nos sujets naviguant sur la mer océane », il répond à un double souci : d’une part la volonté de développer un établissement portuaire apte à répondre aux nouvelles perspectives du commerce international, transatlantique notamment ; d’autre part renforcer les moyens de défense de la région de l’estuaire de la Seine, très malmenée depuis environ 200 ans par les attaques et occupations anglaises.

Les premiers bassins du port « historique » sont encore visibles et utilisés.

Directement implantés dans la ville, ils sont entourés par des habitations dont l’architecture a valu au centre-ville sont inscription sur la liste du Patrimoine mondial par l’UNESCO en 2005.

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Bassins implantés dans le centre ville du Havre.

A l’entrée du port « moderne » (issu du projet port 2000), de nouvelles constructions contribuent à la réhabilitation d’anciennes friches urbaines.

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Des conteneurs de 26m2 pour accueillir les étudiants.

Les chiffres qui ont été communiqués sur le port d’aujourd’hui font du Havre un grand port européen polyvalent de commerce. [3]

Ce fut l’occasion de découvrir des installations qui permettent d’accueillir des navires porte-conteneurs et de comprendre comment les marchandises sont acheminées par voies routières, ferroviaires ou encore fluviales dans toute la France.

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Entrée dans Port 2000.
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Marchandises acheminées par voie ferroviaire.
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Navire porte-conteneurs U.A.S.C.
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Déchargement du porte-conteneurs U.A.S.C.
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Navire porte-conteneurs MOL
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Grues et baie de Seine.

En sortant de la ville du Havre, les élèves ont pu suivre le long de la voie rapide une falaise de craie du Cénomanien jusqu’au franchissement du pont suspendu de Tancarville.

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Falaise de craie du Cénomanien (Crétacé)
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Le pont suspendu de Tancarville.

C’est vers 21h45, de retour à Rambouillet, que se sont achevés ces deux jours riches en images, en chiffres et commentaires historiques.

Voir en ligne : Bask’en Normandie, le blog dédié à ces deux jours de voyage

P.-S.

Crédits photographiques : Édith Bernage (professeur de Physique-Chimie) et Vincent Thizeau (professeur des Sciences de la vie et de la Terre).

Notes

[1L’équipe d’encadrement du voyage

Classe Professeur d’HG Professeur de SVT Professeur de PC
TS3 et TS5 Mme Hélène Baudesson Mme Lydia Vialle
TS2 Mme Christine Jadé Mme Edith Bernage
TS4 Mme Karine Chanu M. Vincent Thizeau


HG = Histoire-Géographie - SVT = Sciences de la vie et de la Terre - PC = Physique-Chimie

[2Ndlr : lire aussi l’article Bask’en normandie, daté du 21 septembre 2011, qui présente les objectifs des deux jours de voyage.

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