Projet « Tsiganes » 2017/2018

Un projet interdisiplinaire et interclasses autour des cultures et identités tsiganes et gitanes. Huit classes et seize professeurs participent au projet.

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Grâce et Dénuement
d’Alice Ferney
Cirque tsigane
Délia et Alexandre Romanès
Conférence-concert
sur Django Reinhardt
Qui sont les Tsiganes ?
Origines

Première minorité européenne, les tsiganes sont environ dix millions en Europe et 400 000 en France.

L’appellation administrative en France est plutôt « gens du voyage », et le Conseil de l’Europe, qui fait de leur intégration une priorité, les appelle tous « Roms ».

Les tsiganes constituent un peuple sans territoire, originaire de l’Inde, parlant pour la plupart une langue commune le Romani, et possédant depuis 1970 un drapeau.

Ils quittèrent l’Inde au 10ème siècle, sans doute en raison des persécutions subies, et prirent différentes routes qui les conduirent aux quatre coins de l’Europe.

Selon les pays ils dèveloppèrent des modes de vie particuliers, plus ou moins nomades, mais partageant toujours des valeurs communes, parmi lesquelles l’amour de la liberté et de la musique.

On distingue trois grands sous-groupes dans cette population très diversifiée :

  • les Roms (Kalderash, à distinguer des Roms migrants récents de Roumanie), majoritaires en France, imprégnés de culture d’Europe centrale et orientale.
  • les Manouches, ou Sintés, sont plutôt influencés par la culture germanique.
  • les Gitans, marqués par la culture espagnole, sont surtout présents dans le Sud de la France et de l’Espagne, et très largement sédentarisés.

La chute du régime de Ceaucescu puis, l’entrée de la Roumanie dans l’Union européenne ont entrainé l’arrivée en France métropolitaine de Roms originaires d’ex-Yougoslavie, Roumanie, et Bulgarie, fuyant les discriminations subies dans ces pays. Ce sont eux dont on parle le plus et pourtant ils ne sont qu’environ 20 000 en France, soit à peine 5% des tsiganes.

Pourquoi ce projet ?
Constat et objectif

Les médias donnent des Tsiganes une image très partiale focalisée sur la délinquance, la misère et les faits-divers. D’autre part les Tsiganes sont quasi absents des programmes scolaires et de l’École en général.

L’objectif du projet est double :

  • mieux faire connaître l’histoire, la culture et le mode de vie des tsiganes (ouverture culturelle),
  • lutter contre les stéréotypes et les discriminations, en comprenant leur origine.
Qui participe ?
Classes et professeurs

Les classes de 2de3, 5 et 9, de 1èreS5, L1 et L2, de Term Bac pro Électrotechnique.

Avec :

  • MM/Mmes Gaillard, Larive, Le Charles, Le Coz, Poujet et Ribeiro (Français),
  • MM/Mmes Basnier, Baudesson, Fischer, Huc, Marchand et Ribeiro (Histoire et EMC),
  • MM/Mmes Lalanne, Ponce, Teran Hidalgo (Espagnol),
  • Mme Devos (Arts plastiques).

- Coordination du projet : Mme Dombrowski (documentaliste).

Liens avec les programmes
Thèmes et contenus

Le thème permet une large interdisciplinarité :

  • EMC (enseignement moral et civique) : discriminations, Europe,
  • Histoire : les tsiganes dans la Shoah, en classe de Première,
  • Français : le Roman et la poésie pour les classes de Seconde, lectures cursives pour les classes de Première, « identité et diversité » pour les classes de Terminale Bac pro,
  • Arts plastiques : réalisations autour du thème du nomadisme,
  • Espagnol : culture gitane, oeuvres de Garcia Lorca,
  • avec un détour par le cinéma (films de Tony Gatlif) et l’histoire des arts (représentations des gitans dans l’Art : peinture, BD)

Contenus

  • Travail en EMC sur les modes de vie des tsiganes, leurs représentations, les discriminations et leurs rapports avec les institutions. Une exposition « Les gens du voyage » sera installée au CDI durant le mois de janvier 2018.
  • En Français, parmi d’autres lectures en rapport avec le thème, les élèves liront le récit d’Alice Ferney, « Grâce et dénuement ». Ce récit met en scène une bibliothécaire qui vient régulièrement lire des histoires à des enfants roms installés dans un campement précaire de la banlieue parisienne. Peu à peu elle s’attache à la communauté et l’aide à scolariser ses enfants.
  • Les élèves de 2de5 travailleront également autour du mythe de Carmen.
  • En histoire : le sort des Tsiganes durant la seconde guerre mondiale.
  • En Arts plastiques (pour les élèves suivant l’option), ateliers de pratique artistique autour du thème du nomadisme et de l’éphémère, en vue de la réalisation d’une exposition portative.
  • Cinéma : les élèves verront au moins un film de Tony Gatlif, « Gadjo Dilo » ou « Liberté ».
  • Cirque : six classes se rendront à Paris voir une représentation du cirque Romanès. Cirque tsigane fondé par les artistes Délia et Alexandre Romanès
  • En Espagnol : les élèves de 1èreL étudieront la pièce « Bodas de Sangre », de Garcia Lorca, et réaliseront des enregistrements radiophoniques.
  • Rencontres avec des membres d’associations d’aide à l’intégration des roms.
Temps forts
Calendrier

- 16, 17 et 27 novembre 2017 : interventions dans les classes de Clément Schneider, cinéaste, autour des deux films de Tony Gatlif : « Liberté » et « Gadjo Dilo ».

- 21 novembre 2017 : rencontres avec l’écrivain Alice Ferney (Amphithéatre K, de 14h35 à 16h50)

- 30 novembre 2017 : sortie au cirque tsigane Romanes, à Paris (Chapiteau : square Parodi, 16ème arrondissement). Spectacle suivi d’une rencontre avec Alexandre et Delia Romanes.

- 8 Janvier- 8 février 2018 : exposition « Les gens du voyage » (MRAP) au CDI.

- 9 Mars 2018 : conférence-concert sur Django Reinhardt, à l’amphithéâtre du bâtiment K (partenariat avec l’usine à Chapeaux - MJC/CS de Rambouillet)

- Mai 2018 : (date à fixer) « mini festival » tsigane, avec fanfare balkanique et restitution de travaux d’élèves, sous forme de déambulation, avec exposition finale à l’usine à Chapeaux.


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Vos commentaires

  • Le 6 décembre 2017 à 07:12, par Vincent Thizeau En réponse à : Projet « Tsiganes » 2017/2018

    Tzigane ou tsigane ?

    En France, le mot tzigane, orthographe officielle, est plutôt employé pour la musique, le folklore. C’est la version populaire du mot.

    En revanche, lorsque l’on emploie l’adjectif tsigane, on est dans le social, les racines. Les universitaires, les docteurs, les savants éclairés ne jurent que par ce mot.

    « Le français connaît deux orthographes du mot : Tzigane et Tsigane. Les Tziganes préfèrent le S au Z, ce dernier évoquant trop douloureusement le Z (pour Zigeuner, Tsigane en allemand) tatoué par les SS dans les camps de concentrations. Cependant, l’usage du Z est plus courant en français, et recommandé par l’Académie française ».

    Source : site internet Fils du Vent sans Pays - Tsiganes, nomades et autres gens du voyage.

    Dans le cadre de votre projet pourriez-vous nous apporter un éclairage sur ces deux orthographes ?

    D’avance merci pour votre prochaine réponse.

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